Crédits Photos : Direction de la Communication Région Languedoc-Roussillon / Septimanie et M Jean Marie Dubos - LMDE
Vendredi 10 juin 2005
11H
Les délégués et les invités venant de toute la France se retrouvent les uns après les autres au Corum, centre de congrès de Montpellier.
Pour beaucoup le chemin a été long : élus LMDE de métropole et d'outre-mer, nuit passée dans des cars pour de nombreux délégués.
Les Montpelliérains n'ont pas non plus chômés : comme d'autres, Christelle Comte, Présidente de la Section LMDE de Montpellier prépare les Assises depuis plusieurs semaines.
14H15
Après s’être restaurés sous le soleil de la Place de la Comédie, les participants prennent peu à peu place dans la salle Pasteur du Corum. Il y a là plus de 700 personnes : étudiants, élus LMDE, salariés, personnels d’établissements d’enseignements supérieurs, de médecines préventives universitaires, et nombreux acteurs des questions sanitaires et sociales.
14H30
Sur l’écran géant de la salle, deux portraits s’affichent. Une voix rappelle que Florence Aubenas et Hussein Hanoun al-Saadi sont toujours détenus en Irak.
« Ils sont partis pour vous, ils reviendront grâce à vous » déclare Gweltaz Frigout, Trésorier adjoint de la LMDE, plaçant ainsi les assises sous le signe de cette mobilisation en faveur de la libération des otages.
14H40 Christelle Comte, Présidente de la Section LMDE Montpellier ouvre les assises :
« C’est en permettant à chaque jeune citoyen qu’est l’étudiant, d’être acteur de sa protection sociale, que la LMDE apporte sa pierre à ce noble chantier qu’est la transformation sociale.…»
Quelques instants plus tard, Hélène Mandroux, Maire de Montpellier poursuit :
« La protection sociale des étudiants doit être améliorée, leur situation de santé doit être mieux prise en compte ».
Georges Frêche, Président de la région Languedoc-Roussillon / Septimanie lui succède à la tribune afin d’accueillir les congressistes dans la ville et la région et évoquer sa vision des étudiants au sein de la société :
« Ce pays ne prend pas assez en compte ses étudiants et ne s'occupe pas assez de ses universités y compris les gouvernements de gauche, qui le font mieux que ceux de droite, mais pas parfaitement. La première chose que devra faire la gauche si elle revient au pouvoir en 2007, c'est de prendre les étudiants pour des adultes »
15H30 Michael Delafosse, Président de la LMDE rappelle à la tribune l’urgence de la situation sociale et sanitaire d’étudiants.
L’enquête LMDE montre notamment que 61% des étudiants pensent que la société ne leur permet pas de réussir dans la vie, et que 66% trouvent que la société n’est pas favorable à leur génération.
« L’image de l’étudiant privilégié est un mythe. Aujourd’hui, ils sont dans une course pour trouver leur place dans la société. »
15H50 - Débat sur la protection sociale :
Jean Michel Laxalt, Président de la MGEN, Maurice Duranton, Président de la Mutualité Fonction Publique,Daniel Lenoir, Directeur Général de la Mutualité Française et des représentants des grandes confédérations syndicales de salariés, dont Gérard Aschieri de la FSU ainsi que Yassir Fichtali, Président de l’Unef, échangent sur la réforme de l’assurance Maladie et ses conséquences, jugées particulièrement préoccupantes pour la qualité du système de santé. Transfert de charges sur les assurés, risque de médecine à deux vitesses, déficit démocratique du nouveau système : de nombreuses difficultés sont à prévoir à l’avenir.
18H
Le débat sur les résultats de l’enquête LMDE sur la santé des étudiants s’anime ; interventions de la salle, questions et échanges avec les invités qui réagissent et analysent : l’enquête LMDE casse le mythe de l'étudiant privilégié. « Aujourd'hui, ils sont dans une course pour trouver leur place dans la société », confiera Michael Delafosse à un journaliste du Midi libre.
19H30
Les débats se prolongent dans les allées du Corum. De nombreux élus LMDE discutent avec les salariés.
Directeurs, chargés de prévention, responsables du service, discutent à bâtons rompus avec les élus étudiants des projets à mettre en place partout en France pour mieux gérer la santé des étudiants.
8H -
Dans l’Hôtel qui accueille les salariés de la mutuelle, réunion de travail entre les salariés présents aux assises, Michael Delafosse et Jérôme Saddier, Directeur Général de la LMDE. Pendant ce temps, les étudiants sont en route pour le petit déjeuner et les tables rondes de la matinée.
10H
Les participants se répartissent entre trois ateliers qui analysent précisément certains aspects de l’enquête : addictions, mal-être, accueil des différentes populations étudiantes à l’université.
La qualité des intervenants, l’intérêt des étudiants permettront des échanges d’un niveau qui surprend même certains invités. « C’est une agréable surprise de voir des jeunes s’investir à ce point sur les enjeux de santé » confie d’ailleurs un intervenant. Plusieurs problématiques se posent en particulier : comment mieux dépister les étudiants en situation de détresse psychologique, la nécessité de réponses adaptées des universités face à la diversité des publics qu’elles accueillent et le besoin d’une véritable politique basée sur une logique de santé publique concernant les drogues et les conduites addictives.
12H45
Le Docteur Bernard Lelu analyse les besoins en terme de prise en charge du mal-être étudiant :
" il ne faut pas médicaliser ou psychiatriser des passages difficiles dans la vie d'un étudiant. L'orientation systématique vers les BAPU (bureau d'aide psychologique universitaire) me semble excessive. Ce sont des pathologies légères. Que 1% des étudiants soit orientés vers des BAPU certes, mais 99 % ont besoin d'une aide de proximité simple, efficace et rapide."
13H -
En route pour le Resto U ! Quelques minutes de Tramway et les participants se retrouvent au Resto U Boutonnet pour se restaurer avant d’aborder une après midi consacrée aux droits des femmes. Yvette Roudy, Ministre des droits des femmes en 1981 et Clémentine Autain, adjointe au Maire de Paris en charge de la jeunesse prennent part à ce déjeuner au milieu des étudiants.
14H
Avant le début des débats, petit tour des stands : La région Septimanie et Montpellier Agglomération présentent les politiques locales en direction des jeunes. La MGEN, son partenariat avec la LMDE.
L’Afij s’intéresse à l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. Quelques mètres plus loin, l’OTU propose sa carte étudiante internationale, Terpan et Sida Info Service, des informations sur le Sida et les IST. De l’autre côté de l’allée, on parle handicap et insertion des étudiants handicapés dans les universités montpelliéraines. Enfin, les organisations syndicales lycéennes et étudiantes Unef et UNL sont représentées.
15H30
Echange sur les droits des femmes, l’accès à la contraception. Heureuse surprise : les filles et les garçons semblent tout autant concernés et interviennent de la salle avec le même intérêt et la même motivation !
Yvette Roudy, Ministre des droits des femmes sous François Mitterrand dresse une histoire du féminisme.
Son livre rappelle en partculier que, dans l’Histoire, les femmes « ont toujours été là, mais invisibles au regard des hommes qui ont toujours considéré qu'elles n'avaient rien à faire sur un territoire qu'ils ont annexé et qui leur serait à jamais réservé. »
Clémentine Autain, adjointe au Maire de Paris en charge de la jeunesse, rappelle les combats qui sont encore à mener :
« l’information sur la contraception et l’IVG, un partage des taches domestiques et une éducation égalitaire, l’égalité salariale, l’effectivité de l’égalité dans la représentation politique… »
16H30 -
Pendant une pause, des lycéens se font dédicacer le livre d'Yvette Roudy. Plusieurs générations, mais des combats partagés ! D'autres visitent l'exposition de la LMDE consacrée aux trente ans de la loi Veil, mais déjà la projection du film de Régis Sauder « Avortement, une liberté fragile » commence.
18H30 -
Les travaux des assises s'achèvent. Michaël Delafosse remercie les participants, tous ceux qui ont permis l'organisation de l'événement et donne rendez vous aux futurs militant mutualistes dans « trente ans pour les 10èmes assises étudiantes de la Santé à Montpellier » en souhaitant qu'ils puissent constater l'amélioration de la situation sanitaire et sociale de la jeunesse. » Pour y arriver, une seule solution : « De l'audace, de l'audace, de l'audace ! »
9H
A l’Université Montpellier 3, les élus étudiants de la LMDE se réunissent pour l’assemblée Générale de Congrès de la mutuelle qui va déterminer les grandes orientations de la mutuelle et élire la nouvelle direction.
Sous le regard d’huissiers de justice, les délégués se voient remettre leurs cartons de vote et les documents de travail de l’assemblée générale.
10H30
Alors que les débats ont commencé, Michael Delafosse annonce la libération de Florence et Hussein, sous les applaudissements des délégués.
11H30
Les élus du Bureau National sortant présentent le bilan de l'année 2004 aux délégués : équilibre financier, augmentation du nombre d’affiliés, développements informatiques, amélioration de la qualité de service, campagne de prévention…
13H
Le vote sur la composition du nouveau Conseil d’administration s’achève. Pour la première fois, le Conseil d’administration de la LMDE respecte la parité Hommes/Femmes, avec 15 administratrices et 14 administrateurs. Une fois le dépouillement réalisé, et contrôlé, le nouveau Conseil d’Administration se réunit pour procéder à l’élection du Président et du Bureau National.
14H40
Les travaux de l’AG reprennent après un repas pris sur les pelouses de Montpellier 3. Après l’annonce de la nouvelle composition des instances et de la réélection de Michael Delafosse, le Président de l’Université, M. Miossec, le Président de l’Union Départementale de la Mutualité de l’Hérault, M. Cros, le secrétaire général de la MGEN, M. Henry et un ancien Président de l’Unef,M. Rourre, se succèdent à la tribune pour évoquer le rôle de la mutualité étudiante au sein de la jeunesse.
17H30
Le débat sur l’orientation de la mutuelle s’engage, après l’adoption des gammes de complémentaires santé et un débat sur l’activité des sections locales de la mutuelle. Une perspective de travail se dégage des multiples constats et propositions : construire une réponse mutualiste aux besoins nouveaux des étudiants et mettre l’innovation sociale au service d’une mutualité étudiante en mouvement.