Premiers résultats
de la deuxième Enquête Nationale
sur la Santé des Etudiants de la LMDE
La LMDE (La Mutuelle des Etudiants) a dévoilé les premiers résultats de sa Deuxième Enquête Nationale sur la Santé des Etudiants, réalisée avec son Observatoire Expertise et Prévention pour la Santé des Etudiants (EPSE) en partenariat avec l’institut de sondages BVA. Une présentation a eu lieu en avant-première, à l’occasion du congrès que la Mutuelle a tenu, du 12 au 14 juin à Grenoble.
Une première Enquête Nationale sur la Santé des Etudiants a été menée en 2005 par l’observatoire EPSE, créée par la LMDE. Les résultats très riches de cette première enquête ont permis à la LMDE de disposer d’une solide base d’informations sur laquelle s’appuyer pour construire les actions, définir les prestations et services à offrir aux étudiants, pointer les dysfonctionnements de notre système de santé…
Trois ans plus tard, les premiers résultats de la Deuxième Enquête Nationale sur la Santé des Etudiants (qui explorent de nouvelles thématiques comme l’audition ou les comportements face au mondes virtuels) s’avèrent tout aussi instructifs et se situent dans le prolongement des précédents indicateurs relevés par la LMDE, venant ainsi étayer nombre de ses revendications. Ils soulignent une fois encore que, si les étudiants sont moins malades que leurs aînés, ils sont pour autant porteurs de caractéristiques sanitaires et sociales spécifiques qui doivent être prises en compte dans la mise en place de véritables politiques de santé publiques dédiées.
L’organisation de la vie universitaire pointée comme un déterminant de santé
Le manque de temps des étudiants et la répartition, parfois incohérente, de leurs horaires de cours durant la semaine influent directement sur leurs pratiques alimentaires et sportives.
Ainsi, le manque de temps est cité comme étant le premier frein à la pratique sportive (54 %), même si 57,2 % des étudiants pratiquent une activité sportive au moins une fois par semaine.
Concernant l’alimentation, l’enquête révèle que les habitudes étudiantes sont plutôt bonnes et que 66 % des étudiants estiment que leur alimentation est équilibrée. Mais parmi les raisons invoquées pour ne pas manger équilibré, figure très largement en tête le manque de temps (50 %).
Mal-être et scepticisme sur la société
Relativement préservée des maladies par l’âge, une écrasante majorité des étudiants (98%) juge son état de santé satisfaisant. Ce constat général cache toutefois des états de fatigue et de grande nervosité assez fréquents (44% se sentent fatigués en permanence ou souvent, 30% très nerveux et 24% épuisés) ainsi que des situations de grande détresse fort heureusement plus marginales (5% des étudiants ont eu des pensées suicidaires). Certaines filières (grandes écoles, médecine) semblent particulièrement génératrices de ces états de stress (en grandes écoles, les étudiants sont 70% à être fatigués souvent ou en permanence et 53% très nerveux). Ces tendances confirment celles révélées par la première enquête nationale de la LMDE, qui avait été complétée par une enquête spécifique dédiée au « mal-être » étudiant.
D’une manière générale, l’enquête tend à montrer que les jeunes doutent de leur capacité à réussir dans la vie (55% répondent par la négative), et révèle une vision extrêmement sombre de la société qui les entoure. Ainsi, quand les étudiants regardent vers l’avenir, une majorité (68%) se dit confiante mais sans grand entrain (11% sont « tout à fait confiants » contre 57% « assez ») et près du tiers des étudiants se dit peu ou pas du tout confiant. De même, 27% estiment faibles leurs chances d’insertion professionnelle alors même que leurs études devraient leur garantir un avenir prometteur.
Le tabac en baisse, l’alcool et le cannabis banalisés
Si l’alcool et le cannabis sont en passe de devenir des produits usuels pour les étudiants, les autres types de consommation de substances psycho actives demeurent marginaux. Les étudiants boivent de l’alcool et surtout, ils en boivent fréquemment (6 étudiants sur 10). Les alcools forts -plus que les premix- dont on a beaucoup entendu parler- sont consommés assez fortement (62% des étudiants en consomment dont 13% au moins une fois par semaine) tout comme la bière (57% au global et 21% une fois par semaine) ou le vin (57% au global et 18% par semaine). Quant au cannabis, 4 étudiants sur 10 déclarent en avoir déjà consommé –soit beaucoup plus que la moyenne de la population française à 32%. Tout en restant marginales, les autres expérimentations de substances psychoactives sont à surveiller avec, en tête, le poppers (9%) suivi des champignons et de la cocaïne (5% chacun).
Tabac : la prévention utile à l’Université
Un quart des étudiants se déclare fumeur, dont 18,3% de fumeurs réguliers, ce qui semble annoncer la stagnation de la baisse régulière de la consommation de tabac, observée chez les jeunes lors des hausses de prix successives.
Les campagnes nationales de prévention, menées de manière concomitantes à l’application de l’interdiction de fumer dans les lieux publics, semblent avoir eu un effet non négligeable puisque 29% des étudiants ont le sentiment d’avoir réduit leur consommation de tabac.
Ces éléments sont à pondérer par le fait que la moitié des étudiants fumeurs semble renforcer sa consommation de tabac en arrivant à l’Université (un étudiant fumeur sur deux).
Audition : de la musique a en devenir sourd !
Les jeunes semblent scotchés à leurs enceintes comme à leurs oreillettes (8 étudiants sur 10) dont certains quotidiennement (respectivement 60 et 45%). Or une partie non négligeable d’étudiants (37%) a déjà ressenti des sifflements dans les oreilles ou a eu le sentiment de moins bien entendre après avoir écouté de la musique (28%). Pour 5% des étudiants cette sensation a duré plus de six heures, signe d’importantes perturbations auditives. Les étudiants ayant ressenti ces symptômes ne semblent toutefois pas s’en inquiéter outre mesure : la proportion d’étudiants ayant fait contrôler leur audition n’est en effet pas plus élevée parmi eux que parmi ceux qui n’ont jamais eu de troubles auditifs (environ un sur deux).
Rapports au monde virtuel
Internet a aujourd’hui supplanté la télévision dans les habitudes médias des étudiants : 8 étudiants sur 10 surfent tous les jours sur le net pour 6 étudiants sur 10 qui regardent la télévision dans le même temps. Selon leurs déclarations, ils en font un usage plus studieux (71% de recherches liées aux études) que récréatif (messagerie 60%, recherches personnelles 45%, chats 28%).
Mais dans un contexte où le temps est compté, Internet apparaît ainsi comme un réseau de sociabilité efficace : 31% des étudiants déclarent même se sentir moins seuls grâce à leur ordinateur. Faut-il pour autant craindre le développement d’une sociabilité virtuelle au détriment d’une sociabilité réelle ? L’enquête montre, de façon inédite, qu’a priori les comportements pathologiques sont relativement rares : si Internet apparaît comme un refuge -14% des étudiants disent l’utiliser davantage quand la vie réelle pose problème - il ne semble pas offrir une vie de substitution -peu d’étudiants consacrent par exemple davantage de temps à leurs amis virtuels que réels (5%)-.
Contraception, sexualité, IST : encore du chemin à parcourir
Le recours systématique à un mode de contraception n’est pas encore unanime puisque 24 % des étudiantes ayant des rapports sexuels déclarent ne pas en avoir.
Par ailleurs, le dialogue entre partenaires sexuels est encore perfectible : un quart des étudiants masculins ayant eu des rapports sexuels ignore le mode de contraception de leur partenaire.
L’Interruption Volontaire de Grossesse reste un acte exceptionnel auquel 6% des étudiantes déclarent avoir eu recours. Ceci étant, on notera un nombre inquiétant (27%) d’étudiantes se plaignant des difficultés pour pratiquer cette IVG. On note encore la banalisation de la pilule du lendemain à laquelle 40 % de celles ayant eu des rapports sexuels déclarent avoir eu recours.
L’enquête révèle que les étudiants ont une relativement bonne connaissance des modes de transmission du virus du SIDA, certaines pratiques et idées ont toutefois la vie dure puisque 42% des étudiants ignorent que le SIDA peut se transmettre par l’allaitement et 23% pensent à tort qu’il peut se transmettre par piqûre d’insecte. Il convient également de remarquer que 7% des étudiants pensent à tort qu’il peut se transmettre sur la cuvette des toilettes.
Enfin, 15% des étudiants déclarent encore ne pas utiliser systématiquement le préservatif en cas de relation avec un nouveau partenaire.
Des résultats à prendre en compte pour guider les politiques de santé publique
Les premiers résultats de cette enquête mettent en lumière la bonne santé globale des étudiants du fait de leur jeune âge. Cependant, et au delà de cette bonne santé apparente, les étudiants se révèlent en proie à des symptômes plus qu’alarmants : les phénomènes d’angoisse, de stress, de détresse psychologique parfois liés au sentiment d’échec à l’Université, deviennent pour de plus en plus d’entre eux une réalité dont la banalité a de quoi inquiéter.
Par ailleurs, au regard des premiers résultats, deux facteurs récurrents influent, à des degrés divers, sur l’état de santé et les conditions de vie de l’étudiant : le manque de temps et le manque de moyens financiers. Ils apparaissent comme des déterminants prioritaires à la non pratique sportive, à une alimentation déséquilibrée ou encore à la non pratique de certaines activités universitaires.
A travers le manque de temps, c’est l’organisation générale de la vie universitaire qui est ciblée, et qui apparaît comme n’étant pas adaptée au rythme chrono biologique de l’étudiant.
Le manque de moyens financiers, évoque quant à lui la précarité sociale des étudiants. En l’absence d’un statut social de l’étudiant, le manque de revenus financiers contraint les étudiants à se salarier pour financer leurs études.
Ce salariat étudiant, le plus souvent subi, est cause de stress supplémentaire, de manque de sommeil, d’échecs universitaires… menant parfois à un arrêt anticipé des études, autant de facteurs de risque au « mal être».
En matière d’accès aux soins, la LMDE revendique depuis longtemps maintenant le développement de structures d’accueil et de proximité, l’augmentation des moyens financiers attribués aux services de Médecine Préventive Universitaire (MPU) et aux Bureaux d’Aide Psychologique Universitaire (BAPU) dont il n’existe que 13 centres en France, ou encore la mise en place de dispositifs d’aides à l’acquisition d’une complémentaire santé à travers la création d’un véritable chèque santé. Or, malgré les engagements successifs depuis la parution du rapport Wauquiez en 2006, aucun dispositif notable n’a vu le jour.
L’objectif de la LMDE, notamment avec cette nouvelle enquête, demeure d’ouvrir le débat et de proposer son expertise, afin de formuler des recommandations et d’engager des actions pour l’amélioration de la santé et des conditions de vie des étudiants.
La LMDE sera par ailleurs vigilante à ce que les engagements formulés dernièrement par Roselyne Bachelot, Ministre de la santé, et portant sur la transformation des services de MPU (Médecine Préventive Universitaire) en véritables centres de santé, soient rapidement suivis d’effets et accompagnés de moyens financiers adaptés.
Méthodologie
L’enquête de la LMDE a été réalisée au téléphone, fixes et mobiles, par l’institut BVA en France métropolitaine du 31 mars au 21 avril 2008, auprès d’un échantillon représentatif de 2000 étudiants adhérents ou affiliés à la LMDE. La représentativité en terme de sexe, d’âge, après stratification par académie, a été assurée par la méthode des quotas.
Qu’est-ce que l’Observatoire EPSE ?
Devant l’absence de structure nationale d’expertise de la santé des étudiants, la LMDE a créé en 2005 l’Observatoire Expertise et Prévention pour la Santé des Etudiants (EPSE). Cet observatoire a pour ambition de dresser, en collaboration avec les pouvoirs publics et les milieux universitaires et de santé, un état des lieux de la santé étudiante. Il contribue ainsi à l’acquisition d’une meilleure connaissance des conditions de vie des étudiants. www.observatoire-epse.org
Créée en 2000, La Mutuelle des Etudiants - LMDE est la seule mutuelle étudiante nationale. Forte de plus de 500 salariés et de 153 agences et points d’accueils répartis sur tout le territoire français, dirigée par des élus étudiants, la LMDE gère, par délégation de service public, la sécurité sociale de près de 800 000 étudiants affiliés. Au-delà de la gestion de ce régime obligatoire, la LMDE est une mutuelle assurant la couverture complémentaire de plus de 240 000 étudiants.
Contact Presse
Marianne Vergnes : 01 56 20 84 15 Communication institutionnelle et relation presse : mvergnes@lmde.com
Le collectif D&C défilera à Paris
contre les préjugés
et pour une école sans discrimination
Le collectif « Démocratie et Courage » participera à la marche des fiertés parisienne qui aura lieu ce samedi 28 juin 2008. Le thème de cette année, « pour une école sans AUCUNE discriminations », se situe dans le prolongement des actions menées depuis plusieurs années par les différents acteurs du collectif.
Lutter contre les discriminations dans l’éducation et par l’éducation
Alors que l’éducation à la sexualité est souvent renvoyée à la sphère privée, le collectif milite pour qu’elle tienne une plus grande place dans les programmes scolaires et pour que les personnels de l’Education Nationale soient mieux formés et accompagnés dans leur mission pédagogique sur ce thème.
En parler, c’est permettre de faire reculer les préjugés sexistes et homophobes qui persistent et de placer le respect mutuel au centre de notre approche/conception de la sexualité. Aujourd’hui encore, l’éducation sexuelle est essentiellement traitée sous l’angle reproductif sans tenir compte de la dimension affective des relations amoureuses.
Des chiffres alarmants, un mal-être persistant
Dans une société encore très hétérocentrée, il est souvent difficile de vivre pleinement son orientation sexuelle. Selon la dernière enquête sur la santé des étudiants de la LMDE, 31,9%* des étudiants LGBT ont déjà été victimes de discrimination contre 17,1%* des hétérosexuels. Ils sont encore 20% à dissimuler leur relation amoureuse à leurs proches contre 7,4%** des hétérosexuels. De plus, deux fois plus d’étudiants attirés par les personnes de même sexe ont eues des idées suicidaires au cours de l’année.
Une mobilisation nécessaire de l’ensemble des acteurs de l’éducation
Après un long silence du ministère de l’éducation sur les questions des discriminations LGBT à l’école, les propos de Xavier Darcos (Libération du 25 juin 2008) vont dans le bon sens. Néanmoins nous attendons qu’ils soient suivis d’effets et de véritables moyens mis en oeuvre en concertation avec l’ensemble des acteurs de terrain.
A titre d’exemple, les lieux d’écoutes restent encore trop peu connus des jeunes et les moyens alloués aux services de médecine scolaire et universitaire sont encore insuffisants.
Toujours vigilant sur les prises de risque sexuelle
Dans la continuité des actions de sensibilisations et de prévention menées tout au long de l’année, le collectif distribuera via son char plus de 20 000 kits (préservatif et gel lubrifiant), des fanions et des cartes postales incitant à continuer à se protéger.
En effet, l’évolution des pratiques sexuelles et des modes de consommation nous amène à nous interroger sur les réponses à apporter en termes de santé
et de bien être pour ceux qui désirent une personne du même sexe.
Une enquête de Sida Info Service (2007) montre qu’un tiers des hommes ayant des relations avec d’autres hommes (HSH) ignorent leur statut sérologique et près d’un quart n’est plus certains d’être séronégatif. Concernant les IST, les HSH déclarent plus souvent avoir eu une IST (près de 13%) dans les douze derniers mois…
Le collectif D&C a également participé activement aux marches organisées ces dernières semaines en province (Lille, Nantes et Montpellier).
Rendez-vous le 28 juin, à partir de 14 h
à Denfert Rochereau !
* Deuxième Enquête Nationale sur la Santé des Etudiants, 2008, réalisé par la LMDE, avec l’Observatoire EPSE, en collaboration avec BVA
** Première Enquête Nationale sur la Santé des Etudiants, 2005, réalisé par la LMDE, avec l’Observatoire EPSE, en collaboration avec l’IFOP
Créée en 2000, La Mutuelle des Etudiants - LMDE est la seule mutuelle étudiante nationale. Forte de plus de 500 salariés et de 153 agences et points d’accueils répartis sur tout le territoire français, dirigée par des élus étudiants, la LMDE gère, par délégation de service public, la sécurité sociale de près de 800 000 étudiants affiliés. Au-delà de la gestion de ce régime obligatoire, la LMDE est une mutuelle assurant la couverture complémentaire de plus de 240 000 étudiants.
Contacts Presse
Marianne Vergnes : 01 56 20 84 15 Communication institutionnelle et relation presse : mvergnes@lmde.com
La LMDE tiendra son congrès
à Grenoble du 12 au 14 juin 2008
La Mutualité étudiante et le Régime étudiant de Sécurité sociale auront 60 ans cette année. La LMDE (La Mutuelle des Etudiants) fêtera cet événement majeur pour le milieu étudiante, à l’occasion du Congrès de la LMDE qui aura lieu du 12 au 14 juin prochains à Grenoble.
Une initiative d’ampleur nationale
Le congrès rassemblera près de 800 étudiants, décideurs de l’enseignement supérieur, du monde de la santé et de la vie étudiante, ainsi que des personnalités des mouvements syndicaux, mutualistes, politiques et associatifs.
Près d’une trentaine d’organismes incontournables de la vie étudiante, de la Mutualité et de l’éducation se sont par ailleurs étroitement associés à la LMDE pour cet événement et tiendront un stand durant les deux premiers jours de congrès, ouverts au public.
Trois journées thématiques
La première journée du congrès de la LMDE, jeudi 12 juin, sera consacrée à la commémoration de l’histoire de la Mutualité étudiante : soixante ans d’existence et d’accompagnement des étudiants, faits de conquêtes, de crises et d’engagement, dont l’analyse constitue de riches enseignements pour les responsables et militants d’aujourd’hui et de demain.
Ces moments d’échanges et de dialogue critique seront organisés autour de deux temps forts introduits chacun par un film documentaire réalisé par la LMDE pour l’occasion, en collaboration avec le Groupe d’Etudes et de Recherche sur les Mouvements Etudiants (GERME) et le Centre d’Animation, d’Archive et de Recherche sur les Mouvements Etudiants (CAARME).
Deux tables rondes sont proposées :
- Les conquêtes du Régime étudiant de Sécurité sociale
- Les enjeux de la gestion étudiante
Le deuxième jour du congrès de la LMDE auront lieu les « deuxièmes Assises de la santé étudiante», lors desquelles seront présentés, en avant première, les premiers résultats de la 2ème Enquête Nationale sur la Santé des Etudiants.
Organisés sous forme de tables rondes, les débats aborderont des sujets liés à la santé des étudiants et plus largement à leurs conditions de vie et d’études.
Afin de favoriser les échanges et d’approfondir la réflexion, 5 ateliers s’appuyant notamment sur les résultats de la 2ème Enquête Nationale sur la Santé des Etudiants sont proposés :
- Quelles pratiques et quelles politiques sportives pour les étudiants ?
- Comment se nourrissent les étudiants ?
- Quels modes de consommation des substances psycho-actives ?
- Quel avenir pour un système de protection sociale solidaire ?
- Quelle offre de soins pour les étudiants en mal-être ?
Le samedi 14 juin se tiendra l’Assemblée générale de la LMDE au cours de laquelle seront débattues les orientations de la mutuelle avec les 271 délégués présents, et seront renouvelées les instances statutaires.
Un congrès ouvert à tous
Les journées du 12 et 13 juin sont ouvertes à tous, sur simple inscription à l’adresse suivante : contact.congres@lmde.com
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Déclarations de Roselyne Bachelot
sur le possible déremboursement de l’optique :
La LMDE regrette une nouvelle remise en cause
du principe de solidarité dans le système de soins
La LMDE exprime son désaccord, sur le fond et sur la forme, avec les récentes déclarations de la Ministre de la santé sur le possible déremboursement des frais d’optique, et le transfert intégral de ces charges vers les organismes de complémentaires santé.
Après le forfait de 1 €, les franchises et déremboursements, il s’agirait là d’une nouvelle atteinte portée au principe fondateur de la Sécurité sociale selon lequel chacun « cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». Une fois de plus, face aux enjeux grandissants de financement du système de santé, le choix opéré contribuerait à l’affaiblissement de la solidarité nationale. Qui plus est, ce sont les populations les plus économiquement fragiles qui seraient les plus durement touchées.
La LMDE déplore des propos qui laissent à penser que les soins d’optique seraient des soins de « confort ». Au-delà de l’aggravation de l’inégalité d’accès aux soins, cette mesure constituerait une barrière supplémentaire dans l’accès au savoir des élèves et des étudiants pour lesquels l’acquisition de lunettes est essentiel.
Alors qu’une étude de la LMDE a montré que 23%* des étudiants renoncent à se soigner pour des raisons financières, en particulier sur les soins optiques et dentaires, et que 13 %* n’ont pas de couverture complémentaire pour ces mêmes motifs, le transfert des charges d’optique vers les complémentaires santé aggraverait immédiatement cette situation déjà inquiétante, et provoquerait une hausse inévitable des cotisations, à hauteur de 9% selon Jean-Pierre Davant, Président de la Mutualité Française.
Par ailleurs la LMDE regrette que les acteurs concernés par cette possible réforme, au premier rang desquels les organismes complémentaires santé, n’aient pas été consultés préalablement et associés à une réflexion globale sur le fonctionnement et le financement du système de santé.
Alors que le gouvernement affiche comme prioritaire l’augmentation du pouvoir d’achat, la LMDE s’étonne que cette annonce intervienne alors qu’aucun engagement n’a encore été tenu concernant notamment la mise en place du chèque santé étudiant, promesse de Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle.
* Enquête Nationale sur la Santé des Etudiants, menée par la LMDE et l’EPSE, éditions de la Vie Universitaire, 2006
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La 2ème édition du prix de
l’étudiant entrepreneur en économie sociale
est ouverte jusqu’au 30 avril 2008
La 2ème édition du prix de l’étudiant entrepreneur en économie sociale (PEEES), organisé par la LMDE et ses partenaires, est ouverte jusqu’au 30 avril 2008.
Le prix vise à promouvoir des projets de création ou à soutenir de jeunes entreprises intervenant dans
le champ de l’économie sociale. Il s’adresse aux étudiants de moins de trente ans, créateurs
d’entreprises pendant leur période d’études ou jusqu’à deux ans après la fin de leurs études.
Deux catégories, création et projet de création d’entreprise, récompenseront les jeunes entrepreneurs
par des 6 prix allant de 2 000 à 5 000 €.
Aux vues de la qualité des projets proposés lors de la première édition, et de l'accueil favorable réservé
au PEEES par les milieux étudiants, institutionnels et associatifs, le règlement a été assoupli pour
permettre à des catégories plus larges de projets de participer. Les entreprises prenant la forme de S.A
et de S.A.R.L dont la finalité revêt un caractère social peuvent désormais également concourir, au
même titre que les entreprises rattachées à l’économie sociale par la forme (associations, coopératives,
mutuelles et fondations).
Les partenaires du PEEES
La LMDE, le groupe Chèque déjeuner et le Crédit coopératif, à l’origine de la création du PEEES, ont
été rejoints pour cette deuxième édition par la Caisse des dépôts et Consignation.
Le Prix est également soutenu par la Délégation Interministérielle à l’Innovation, à l’Expérimentation
Sociale et à l’Economie Sociale, Animafac, l’UNEF, Alternatives Economiques et le Centre National
des Oeuvres Universitaires et scolaires (CNOUS), et, pour la première fois cette année, par l’Agence
de Valorisation des Initiatives Socio Economiques (AVISE) et CHORUM / CIDES (Chorum Initiatives pour le Développement de l'Economie Sociale).
Le succès de la 1ère édition
Dès son lancement, il y a un an, le PEEES a eu pour ambition de défendre les principes de solidarité,
de responsabilité, d'initiatives et de réussites sociales partagées, autant de valeurs portées par la
LMDE. Le PEEES s'est révélé porteur de projets originaux, et riche d'échanges entre les acteurs de
l'économie sociale et les milieux étudiants, universitaires et associatifs.
Le bilan de la première édition a révélé que les étudiants qui se sont présentés à cette première édition
ont principalement créé des entreprises au service des particuliers tels que des cafés culturels, des
restaurants solidaires ou de l'aide aux personnes.
Comment concourir ?
Le dépôt des candidatures se fait en deux temps afin d’encourager au maximum les initiatives
étudiantes :
- jusqu’au 30 avril 2008 : envoi d’un projet d’intention de 4 ou 5 pages.
- dépôts des dossiers complets accompagnés des éléments comptables et juridiques jusqu’au 15 juillets
2008.
La remise du prix aura lieu en septembre 2008.
Pour en savoir plus ou pour retirer un dossier de candidature : www.lmde rubrique « peees ».
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Contacts Presse *
Marianne Vergnes : 01 56 20 84 15 Communication institutionnelle et relation presse : mvergnes@lmde.com
La LMDE partenaire de
la Journée Nationale de l’Audition (JNA)
Cette année, et pour la quatrième année consécutive, la Mutuelle des Etudiants - LMDE - est partenaire de la Journée Nationale de l’Audition (JNA) sur l’ensemble du territoire. Cette journée a pour objectif de sensibiliser le grand public aux risques susceptibles d’affecter l’audition et d’informer sur les mesures de prévention et les solutions en matière de corrections auditives.
La LMDE sensibilisera le public jeune en insistant sur les risques spécifiques auxquels est exposée cette population (musiques amplifiées, sports mécaniques, loisirs hautement sonores… etc), et sur la nécessité d’adopter des comportements de prévention pour préserver leur capital santé en utilisant des protections auditives. La LMDE informe également sur les moyens concrets de protéger son audition comme la limitation du volume sonore, du temps d’écoute et la consultation d’un médecin en cas de troubles auditifs (acouphènes, douleurs, perte temporaire ou prolongée d’audition…).
Dans le cadre des JNA 2008, la LMDE diffusera :
• 20 000 paires de bouchons d’oreilles
• 15 000 brochures
• 500 affiches
L’implication de La Mutuelle des Etudiants se traduit également par :
• La présence d’affiches de la campagne dans l’ensemble des 153 accueils de la LMDE,
• Une sensibilisation des conseillers LMDE en agence sur cette thématique
• La tenue de stands sur les universités, les établissements d’enseignement supérieur et dans les lycées
• De nombreuses actions avec les partenaires mutualistes de la LMDE, dont la Mutualité Française (FNMF) sont également programmées, sur la base d’animations multimédias
Créée en 2000, La Mutuelle des Etudiants - LMDE est la seule mutuelle étudiante nationale. Forte de plus de 500 salariés et de 153 agences et points d’accueils répartis sur tout le territoire français, dirigée par des élus étudiants, la LMDE gère, par délégation de service public, la sécurité sociale de près de 800 000 étudiants affiliés. Au-delà de la gestion de ce régime obligatoire, la LMDE est une mutuelle assurant la couverture complémentaire de plus de 240 000 étudiants.
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Marianne Vergnes : 01 56 20 84 15 Chargée de la Communication Institutionnelle et des Relations Presse : mvergnes@lmde.com
Le « plan santé des jeunes »
connaîtra-t-il le même destin
que le chèque santé étudiant
promis par Nicolas Sarkozy ?
La LMDE se félicite que la Ministre de la santé mette la santé des jeunes au rang des priorités gouvernementales à travers le « plan santé jeune » dévoilé hier. Ce plan met en avant des propositions intéressantes dans la prévention des conduites addictives et du mal-être étudiant ainsi que sur la promotion du sport. La LMDE intervient elle-même depuis de nombreuses années sur ce terrain.
On peut cependant regretter que ce plan soit présenté sans une véritable concertation préalable qui aurait évité certaines incohérences. Il est en effet très positif de voir les SUMPPS confortées dans leur rôle à travers leur transformation progressive en centres de santé et de planification. Il est en revanche contradictoire de vouloir confier à des médecins généralistes libéraux une visite préventive alors que ce rôle est dévolu au SUMPPS et que le mode de rémunération des médecins libéraux n’évolue pas.
Les mesures étudiantes contenues dans le plan étaient déjà prévues dans le rapport Wauquiez de novembre 2006. Presque aucune n’a depuis été mise en œuvre, comme par exemple le fractionnement du paiement des droits sécurité sociale prévu initialement pour la rentrée dernière... Ce rapport reprenait pourtant l’étude de la LMDE montrant que 23% des étudiants renonçaient à des soins pour des raisons financières et que 13% n’avaient pas de complémentaire santé. Plus inquiétant, le chèque santé étudiant promis par Nicolas Sarkozy a purement et simplement disparu. Le rapport Wauquiez pointait pourtant l’inadaptation de l’aide à la complémentaire santé pour un public étudiant peu autonome fiscalement.
La LMDE se tient à la disposition des pouvoirs publics pour contribuer à la mise en œuvre de ce plan. Elle attend en revanche des actes concrets et financés pour que la santé étudiante et des jeunes en général ne soit pas l’oubliée des politiques publiques.
Créée en 2000, La Mutuelle des Etudiants - LMDE est la seule mutuelle étudiante nationale. Forte de plus de 500 salariés et de 153 agences et points d’accueils répartis sur tout le territoire français, dirigée par des élus étudiants, la LMDE gère, par délégation de service public, la sécurité sociale de près de 800 000 étudiants affiliés. Au-delà de la gestion de ce régime obligatoire, la LMDE est une mutuelle assurant la couverture complémentaire de plus de 240 000 étudiants.
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Les juges reconnaissent
des droits au fœtus sans vie :
le législateur doit maintenant
réaffirmer le droit des femmes
à disposer de leur corps
Les juges de la Cour de cassation ont, dans un arrêt du 6 février 2008, décidé qu’un fœtus né sans vie pouvait être déclaré à l’état civil, lui reconnaissant ainsi une personnalité juridique.
Cette décision, outre son fondement juridique douteux, a semé le doute quant à la nature juridique du fœtus, et a créé un grave malaise quant au droit des femmes à disposer de leur corps.
Les juges se sont basés sur l’article 79-1 alinéa 2 du Code civil, qui permet l’établissement d’un acte d’état civil, appelé acte d’enfant sans vie, dans les cas où l’enfant, né vivant et viable, meurt avant sa déclaration à l’état civil.
De plus, selon les normes internationales, le fœtus, pour être considéré comme viable, doit peser au moins 500 grammes après 22 semaines d’aménorrhée, ce qui n’était pas le cas en l’espèce.
Les juges ont, ici, détourné le sens originel du droit pour permettre la reconnaissance d’une personnalité juridique au fœtus qui n’a jamais vécu.
La protection de la dignité humaine et de la potentialité d’être humain que représente le fœtus ne doit pas avoir pour conséquence de lui reconnaître une personnalité juridique, sous peine de jeter une confusion dangereuse entre embryon, fœtus et enfant, en jouant sur la compassion. Ce glissement sournois constitue une évolution évidente vers la reconnaissance du statut juridique de « personne » à l’embryon, remettant par là en question le droit à l’avortement.
Le droit des femmes à disposer de leur corps, et notamment le droit à l’avortement, est déjà une liberté fragile. Il s’agit d’un combat majeur et identitaire de la mutualité étudiante qui fêtera ses 60 ans cette année. La pratique de l’avortement est sans cesse remise en cause, par les diverses organisations intégristes « anti-choix » ou par l’organisation du système de santé qui dévalorise cette pratique.
La LMDE regrette cette décision de justice qui contribue à renforcer la légitimité d’un discours moralisateur mettant de fait en danger le droit et l’accès des femmes à l’IVG. La LMDE demande au législateur de lever toute ambiguïté en réaffirmant le droit des femmes à disposer de leur corps et le libre choix en matière de procréation.
Créée en 2000, La Mutuelle des Etudiants - LMDE est la seule mutuelle étudiante nationale. Forte de plus de 500 salariés et de 153 agences et points d’accueils répartis sur tout le territoire français, dirigée par des élus étudiants, la LMDE gère, par délégation de service public, la sécurité sociale de près de 800 000 étudiants affiliés. Au-delà de la gestion de ce régime obligatoire, la LMDE est une mutuelle assurant la couverture complémentaire de plus de 240 000 étudiants.
Contacts Presse
Marianne Vergnes : 01 56 20 84 15 Chargée de la Communication Institutionnelle et des Relations Presse : mvergnes@lmde.com
Journées d’étude des 29 et 30 novembre
« entre mal-être et bien-être,
comment vont les étudiants ? »
La LMDE présente
les premiers résultats
de son enquête
sur la santé mentale des étudiants
A l’occasion des journées d’études « entre mal-être et bien-être, comment vont les étudiants ? », organisées à Rennes les 29 et 30 novembre en collaboration avec l’Ecole Nationale de la Santé Publique (ENSP), la LMDE présente les premiers résultats de l’enquête sur la santé mentale des étudiants, menée à sa demande par son observatoire Expertise et Prévention pour la Santé des Etudiants (EPSE).
Enquête sur la santé mentale des étudiants :
identifier les facteurs de risques associés au mal-être.
Cette enquête thématique s’appuie sur les résultats de la première enquête nationale menée par la LMDE en 2005 auprès de 10 000 étudiants, qui révélait des signes inquiétants de « mal-être » chez les étudiants : 54 % s’étaient sentis tendus ou agressifs dans les 12 derniers mois, 18% se déclaraient angoissés et 12 % déprimés.
L’enquête sur la santé mentale des étudiants a été menée durant l’été 2007 auprès de 4 200 étudiants répartis dans 7 académies, et comporte deux volets : une enquête épidémiologique et une enquête qualitative par entretiens individuels. Le questionnaire qui a servi de support à l’enquête épidémiologique interrogeait les étudiants sur la manière dont ils se perçoivent et envisagent l’avenir (études, relations aux parents et amis, projets d’avenir…); sur leurs comportements et modes de vie (habitudes alimentaires, addictions, loisirs, vie affective et sexuelle…) ; il comportait des questions permettant de détecter d’éventuels troubles psychiques. Enfin, il interrogeait sur l’existence de pensées suicidaires et les éventuels passages à l’acte.
Le premier objectif de l’enquête épidémiologique a été de distinguer trois catégories d’étudiants :
ceux en situation de « troubles sévères » (8 % de l’échantillon), relevant d’une prise en charge médicale
ceux présentant des signes de souffrance psychologique diffuse ou réactionnelle à une situation difficile (17 % de l&rsq